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A l’occasion du Beaujolais Nouveau, Covigneron vous explique la différence entre vin nouveau et vin primeur. En effet, on serait tenté d’affirmer qu’il s’agit du même produit. Or, la différence est bien là !

Méthodes de production vinicole différentes

Tout d’abord, le vin est dit primeur lorsque sa mise en bouteille est intervenue avant la saison printanière. Par contre, il s’agit d’un vin nouveau lorsqu’il est mis en bouteille avant la vendange suivante.

Le vin primeur sera vendu dans les deux mois qui suivent la vendange contrairement au vin vendu en primeur qui qualifie le vin payé au viticulteur 2 ou 3 années avant même sa livraison et sa mise en bouteille.

La pratique du vin vendu en primeur trouve sa source dans le Bordelais avant son extension au sein d’autres régions. Cependant, c’est dans le Beaujolais que le vin primeur a été lancé pour la première fois.

Le Beaujolais, quel vin ?

Sur le plan technique et en se référant à la réglementation AOC, il y a un vin qui répond à la fois au critère de vin primeur et de vin nouveau. Il s’agit du Beaujolais nouveau. L’appellation existe depuis le début des années 50.

Le Beaujolais s’obtient par le cépage gamay et grâce à la technique de vinification qui utilise les grappes en entier.

Le Beaujolais nouveau est mis sur les marchés dès la fin du stade de vinification. Cette tradition nous vient du XIXe siècle. Lorsque les tonneaux de vin étaient ouverts dès la fin de la fermentation qui se produisait lors de leur transport entre la Saône et Lyon.

Si le vin nouveau est parti du Beaujolais, c’est d’abord parce que le cépage à partir duquel on le fabrique, le gamay noir. Ce dernier est propre à produire un vin d’une saveur exceptionnelle. Une décision réglementaire intervenue en 1951 a donc autorisé sa commercialisation avant l’heure.

Il faut savoir que la moitié de la production de Beaujolais part à l’étranger. Ainsi, près de 450 milles hectolitres de Beaujolais nouveau envahit les marchés vinicoles du monde entier. à partir du 3è jeudi du mois de novembre à minuit.

Une part importante de la production part en Asie et fait que les Japonais devancent les Français lors de la dégustation. Cet avantage leur est octroyé grâce au décalage horaire.

Les conditions d’une production réussie

Le vin nouveau figure en 1ère position lorsqu’il s’agit de trouver un cru de qualité fait en seulement 3 semaines. Ainsi, sa qualité dépend de la clémence du climat, du caractère naturel de la fermentation. Mais aussi, du respect des doses autorisées en apport de produits chimiques.

Si le Beaujolais nouveau représente environ 55 millions de bouteilles, il équivaut au tiers de la production vinicole. Il est le seul à pouvoir être écoulé à un rythme aussi rapide. Ce qui place sa région en première ligne en termes de rentabilité viticole.

La seule difficulté se trouve certainement du côté de la concurrence. Elle est devenue très rude au vu des autres régions qui sont aussi passées par la production de vin nouveau ou de vin primeur.

Les vins de pays primeurs ou nouveaux

Le vin de pays primeur ou nouveau se distingue par son caractère frais et fruité. La réglementation qui lui est appliquée date de 1990. Ainsi, sa mise sur le marché avant les autres vins de pays est possible. Il devra communiquer les caractéristiques du millésime. 

Il doit alors annoncer son caractère primeur ou nouveau en plus du millésime écrit sur l’étiquette. De plus, il doit bénéficier d’un agrément de la part d’une commission spécialement chargée de la dégustation.

 

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