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avec quoi boire du rose

Selon le quotidien « Les Échos », la France pourrait faire face pour la première fois à une pénurie de rosé pour cet été 2018. Ce phénomène qui ne s’était jamais produit jusque là s’explique entre autre par la mauvaise récolte de 2017 et une forte demande au niveau des exportations. Le vin rosé, notre boisson favorite lors de la saison estivale va-t-il disparaître temporairement des rayons des supermarchés ?

Une mauvaise récolte

La France, pays de la gastronomie et du vin par excellence, est sans surprise le premier producteur mondial de rosé. L’Hexagone, géant des exportations internationales, a malheureusement été touché en 2017 par une vague de gèle. Cette dernière a traversé le pays dévastant sur son passage les ceps de vignes et leurs fruits.

Les viticulteurs font donc face à une diminution de volume de raisin récolté. Une baisse qui ne peut pas faire face à la demande croissante des consommateurs. En Provence, c’est 12% de tonnes de raisins en moins par rapport à l’année précédente. En terme de chiffres, cela représente 20 millions de bouteilles en moins sur le marché vinicole.

Ces 20 millions de bouteilles s’inclut au 6,4 millions d’hectolitres produits à travers la France en 2017. Ainsi ce n’est pas suffisant pour combler les stocks nécessaires. La quantité disponible baissant et le nombre de consommateurs croissant, les prix augmentent inexorablement. On constate une hausse de 20 à 30% selon l’AOC.

Une demande en perpétuelle expansion

La consommation de vin se démocratise de plus en plus à travers le monde, notamment dans les pays asiatiques. En quinze ans, le nombre de pays important du vin rosé a augmenté de 16% et sa consommation dans le monde de 31%. En tête de liste, les Français sont les premiers buveurs de rosé au niveau international.

Dans les supermarchés français, un tiers des bouteilles de vin vendues chaque année sont du rosé. La moyenne nationale est d’environs vingt bouteilles de vin par an et par habitant. Jusqu’à présent, les producteurs internationaux avaient réussi à répondre à la demande grandissante. En 10 ans, la quantité annuelle de vin rosé exportée a été multipliée par 6,5 alors que son prix par 11,5. Le rosé est donc un très bon investissement qui a généré 226,2 millions d’euros en 2017.

Ceux qui avait vu la pénurie s’amorçait ont donc misé sur la rareté temporaire du produit pour l’été 2018. Au delà de la hausse du prix du produit fini, les terres vinicoles n’échappent pas à cette augmentation. Par exemple, un hectare AOC coteaux d’Aix-en-Provence a vu son prix multiplié par 1,5 depuis l’annonce de ce phénomène.

Néanmoins, pas de quoi s’inquiéter pour autant, cette baisse de la quantité de rosé produite n’est que temporaire. Les récoltes annoncées ont été meilleures que les précédentes. Nous voilà donc rassurés ! 

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