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Les pertes liées à cette taxe s’élèvent à 100 millions d’euros de chiffre d’affaires pour la filière bordelaise en 2020 et à 500 millions d’euros pour l’ensemble des vins français. Cette trêve, pour les 4 prochains mois, c’est un soulagement pour le monde viticole.

 

Un conflit qui n’en finit pas

C’est en 2019 que le gouvernement de Trump impose de nouvelles taxes douanières dans le cadre du conflit Boeing-Airbus qui oppose depuis plus de 10 ans les deux mastodontes sur des questions de subventions. Ces nouvelles taxes de 25 % instaurées par l’administration Trump à coûté 500 millions d’euros à la filière française en 2020 dont 100 millions de pertes de chiffre d’affaires pour la filière des vins de Bordeaux sur l’année 2020 seulement. Et bien sûr en 2021 déjà deux mois qui ont été impactés.

Bien au-delà des pertes évidentes, c’est tout un marché qui a bougé. La peur n’est plus à la perte mais bien à la récupération des parts de marchés. Pendant cette taxe ou la France ne pouvait plus vendre au aux Etats-Unis ce sont nos voisins Italiens ou encore nos amis Australiens qui ont pu reprendre des parts de marché. La reconquête de ces parts de marché c’est désormais la quiétude première à laquelle nous devons faire face, car la reconquête est toujours chronophage. 

De l’injustice à la justice

Cette filière a un grand sentiment d’injustice. En effet elle a le sentiment d’avoir faits les frais d’un conflit qui ne la concernait pas. Étrange à ce conflit entre Airbus et Boeing, la taxe douanière reflète alors un grand sentiment d’injustice partagé par toute la profession. 

La demande d’une compensation a bien sûr été demandée, mais l’espoir qu’une aide à la hauteur des enjeux et des conséquences liées aux taxes Airbus soit débloqué reste une mince possibilité. 

La fin d’une guerre commerciale ?

La suspension pour quatre mois des taxes douanières sur les vins européens fait l’échos d’un soulagement. L’espoir d’une suspension définitive se fait attendre mais l’heure et pour le moment est à l’apaisement. 

Cette annonce fait l’effet d’un vent d’optimisme pour les opérateurs, qui se retrouvent dorénavant durement impactés par la crise sanitaire du Covid-19. Avec les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration à l’arrêt depuis de nombreuses semaines, il semblerait que rien ne les épargne. 

En 2020, la crise sanitaire couplée à la perte du marché des Etats-Unis, leur premier marché à l’étranger,  fait reculer l’exportation de spiritueux de 13,9%. L’espoir que la trêve vise alors une décision finale d’abandon de cette taxe punitive résonne dans toute l’Europe. Le conflit transatlantique aéronautique aura causé beaucoup de perte, crainte et préoccupation, que la FEVS (fédération des exportateurs de vins et spiritueux) espère très bientôt derrière eux.