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karl Lagerfeld

© sudouest.fr

Le 19 février 2019, Karl Lagerfeld, grand génie de la haute-couture, nous quitta. Connu pour son talent exceptionnel, son style unique, ses lunettes noires et ses avis bien affirmés, il avait une opinion sur presque tous les sujets. Sans surprise, le vin ne pouvait pas échapper aux remarques du « Kaiser de la Mode ». Mais alors, que disait Karl Lagerfeld à propos du vin ?

Sans compromis

Karl Lagerfeld était un homme entier, qui de part son génie et son caractère, ne faisait aucune concession. Pour lui les nuances ne pouvaient tenir que sur les étoffes qu’il avait lui-même imaginé et non dans ses propos. Consommateur invétéré de Coca Light, celui qui fut le directeur artistique de Fendi et Chanel ne buvait pas d’alcool et cela ne l’empêcha pas, en 2009, lors d’une interview pour la Revue du Vin de France, d’avoir un avis très catégorique sur la dégustation du vin. 

Selon lui, le folklore entourant la dégustation d’un grand cru avait quelque chose de soporifique, il décrivit ce à quoi il avait pu assister non sans ironie comme lorsqu’il affirmait voir « parfois des gens, à table, faire tourner leur verre, le humer quinze fois, prendre de ces airs sérieux… ». Il n’hésita d’ailleurs pas à comparer cette routine à une « liturgie (qui) sonne comme une excuse pénible, ce grand tralala donne un effet de bâillement au vin qui doit au contraire euphoriser. ». D’une certaine façon, Karl Lagerfeld souhaitait que les fondements sociaux sur lesquels reposent la dégustation de vin, c’est-à-dire le partage, la convivialité et la découverte, soient exacerbés afin de donner une tournure plus festive à ce rituel.

Une dégustation moins protocolaire

Bien que n’ayant plus bu d’alcool depuis des années, Karl Lagerfeld s’était livré sur son intérêt pour le vin en détaillant sa vision magique et bien personnelle de cette boisson d’exception qu’il décrit avec beaucoup de poésie, notamment lorsqu’il dît voir « le vin comme une pierre précieuse liquéfiée, il est à mes yeux une boisson précieuse. S’il était un tissu ? Il serait un velours, un satin. La matière du vin est magnifique. J’adore aussi son univers, les paysages, les barriques. ». Cependant, la noblesse du vin est, selon le créateur, un frein à la modernisation de sa dégustation et entrave la créativité.

Ayant dessiné à plusieurs reprises des étiquettes de domaines comme celle du champagne Dom Pérignon ou encore du Château Rauzan-Ségla pour le 350ème anniversaire du domaine appartenant à la famille Wertheimer qui possède aussi la maison Chanel, il estimait que « le vin n’est pas assez mauvais élève ! », sous-entendant ainsi que les vignerons et les amateurs de vin devaient briser les codes de l’oenologie pour apporter un peu de modernité et de légèreté à la dégustation. Les rituels, les traditions et le politiquement correct n’ont jamais plu à ce grand nom de la mode pour qui « la trop grande correction fait fuir. »

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