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Les algues peuvent venir au secours de la vigne et ce sont les recherches effectuées par une start-up bordelaise qui nous le prouvent. Cette découverte promet de nouvelles pratiques dans la protection de la vigne et fera peut-être de ces algues miraculeuses, l’alternative idéale au pesticide chimique.

Des algues capables de soigner les maladies de la vigne 

D’après les conclusions sorties par la jeune société « Immunrise », l’algue qui fait tant de remous aujourd’hui, si elle est produite de façon concentrée, deviendra le successeur des pesticides chimiques.

En effet, elle agit efficacement contre le mildiou qui n’est autre que l’un des ennemis les plus virulents de la vigne. L’algue est assez puissante, ce qui fait que son utilisation ne requiert pas beaucoup de ressources pour être efficace. C’est pour dire que quelques gouttes de ce produit concentré peuvent protéger jusqu’à 8 rangs de vigne.

Une microalgue au fond des océans

Cette nouvelle matière première qui permet de secourir nos vignes est un microalgue que l’on retrouve naturellement au fond des océans, notamment l’océan Atlantique.

Elle peut donc se trouver facilement, ce qui rendra plus aisée sa multiplication dans des bassins. Et ce, afin que l’on puisse obtenir les molécules responsables de la neutralisation du mildiou.

C’est en tout cas toutes les promesses auxquelles on peut s’attendre lorsqu’on se base sur les informations données par Laurent de Crasto, l’un des co-fondateurs d’Immunrise.

immunrise algues vin

Source image : agriblog-fimecobti.com

Quoi qu’il en soit, cette algue présente l’avantage majeur d’être un pesticide 100% biologique. Ainsi, cela assurera sa place dans la liste des produits utilisés par les viticulteurs dans leur culture. Néanmoins, il faut encore attendre de la voir disponible en produit fini sur les marchés avant de pouvoir tirer les bonnes conclusions.

L’avancée de la mise sur le marché

Les chercheurs d’Immunrise ont d’ores et déjà soumis les résultats de leur recherche au laboratoire viticole de l’INRA au mois de janvier 2017.

Toutefois, la mise sur le marché de ce produit ne se fera qu’après quelques années étant donné que le processus est long. Les viticulteurs devront alors faire preuve de patience avant de pouvoir tirer profit de cette découverte.

Cette microalgue ne lutte pas uniquement contre le mildiou. Mais également contre des maladies pouvant atteindre d’autres cultures que la vigne. Cette dernière est en tout cas la plus concernée. Ceci, dans la mesure où elle concentre la majorité des dépenses phytosanitaires de synthèse sur le territoire français.

En effet, les conclusions de l’INRA ont permis de constater que l’action de cette microalgue contre le mildiou était efficace à 100%. Tandis qu’elle est de 50% pour le botrytis et d’autres champignons responsables de l’esca, une maladie qui concerne le bois.

mildiou vigne

Source image : www.syngenta.fr

En tout cas, d’après une spécialiste de l’INRA, les réserves par rapport à cette microalgue doivent être maintenues. Et ce, jusqu’à ce que le résultat sur champ soit positif au même pourcentage que celui enregistré en laboratoire.

Le fait est que l’on est en présence d’un fongicide et que cette catégorie de remède en particulier connait de nombreux exemples réussis en laboratoire. Cependant, ils sont moins concluants lorsqu’on les utilise sur terrain.

La qualification possible de révolution

Si certains peuvent voir cette découverte comme étant une révolution dans les modes de traitement de la vigne, Laurent de Crasto avoue que la chance y est pour quelque chose. Ceci, dans la mesure où elle a joué un rôle dans le choix des microalgues testés.

En tout cas, si tout se passe bien, les viticulteurs utiliseront le produit sous forme de poudre à diluer dans l’eau et à diffuser sur les vignes en pulvérisation.

Qu’il s’agisse ou non de produit révolutionnaire dans le domaine phytosanitaire, force est d’admettre que s’il est mis sur le marché, les exploitants pourront compter sur un pesticide naturel et inoffensif pour leur vigne et les consommateurs.

 

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