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Qu’est-ce qu’un vigneron peut bien faire les mois en dehors des vendanges ? En réalité, le vin demande une présence et des soins constants sur le sol pour devenir le délicieux liquide brillant dans nos verres. Ainsi, le vigneron est occupé tous les mois de l’année.

Bien sûr, en fonction de la région, et donc par extension du climat, mais également selon qu’il produit du vin conventionnel ou bio, le calendrier de la vigne peut varier un peu, mais dans les grandes lignes, le vigneron est occupé tout le temps. Le vin demande une présence et des soins constants sur le sol pour devenir le délicieux liquide brillant dans nos verres.

Covigneron vous détaille les différents travaux de la vigne durant tous les mois de l’année en image :

 

Après l’image, voici les explications détaillées.

Janvier : Taille de la vigne

Une période primordiale pour la qualité future du vin. Il faut profiter du repos de la terre et du fait que la sève est descendue pour agir, en évitant tout de même les gelées.

Durant cette période qui, selon les régions, commence parfois en décembre et qui dure jusqu’en mars, le vigneron s’occupe de la taille. Cette tâche est importante non seulement pour la qualité future des grappes, mais aussi pour leur quantité. Il s’agit, en langage vigneron, de « faire pleurer » la vigne : il incise le cep, faisant ainsi apparaître des gouttes de sève et créant un chemin imposé au sarment.

Grâce à cela, il choisit la quantité produite par ses vignes : beaucoup de sarment signifie beaucoup de vin produit. Peu de sarment donnera des raisins moins nombreux mais de meilleure qualité.

Février : Préparer et bouturer 

La taille se poursuit mais surtout, il est temps de prélever les boutures. Ces futures vignes s’appelleront les « plantiers ». Le vigneron cherche en général à obtenir des vignes résistantes. Pour cela, il doit trouver des variétés anciennes. On peut les trouver avec les cépages américains, des hybrides qui n’ont pas besoin d’être greffés pour résister aux maladies et parasites.

En effet, le bouturage reste risqué à cause du Phylloxéra. L’Union européenne autorise ces boutures résistantes qui donneront des cépages croisés (hybrides). C’est important car le Phylloxéra est la plaie la plus redoutable pour un vigneron. Il s’agit d’un puceron s’attaquant uniquement à la vigne, provoquant rapidement la pourriture des racines et donc la mort du pied de vigne.

Les variétés françaises étant résistantes au Phylloxéra se développant sur les feuilles, il est donc devenu usuel, depuis la fin du 19e siècle, de greffer des boutures américaines, résistantes au puceron installé dans les racines.

Mars : Labourer la terre

Juste avant le printemps, avant le réveil de la nature et donc des vignes, le moment est idéal pour labourer la terre. Le mieux est de le faire avec un cheval pour ne pas écraser le sol. Le vigneron doit « déchausser » les ceps, c’est-à-dire ramener la terre vers le milieu de l’allée puis il doit « décavaillonner », tirer la terre autour des pieds vers le milieu de l’allée.

Cette opération peut aussi se réaliser à la machine qui a l’avantage d’être plus rapide, donc moins coûteuse et moins fatigante pour un vigneron qui aurait de grands vignobles.

Avril : Planter et palisser 

Le printemps, saison où tout se met à pousser et à fleurir. Les sarments sont devenus mous et doivent donc être aidés dans leur croissance. C’est à ce moment-là qu’ils sont attachés sur des rangées de fil de fer, c’est-à-dire 2 ou 3 rangées horizontales soutenues par des piquets. Tout le monde en a déjà vu dans les vignobles.

Cela permet ainsi de relever la vigne, de la faire évoluer vers la hauteur et de l’aérer. Elle fera opportunément de l’ombre aux ceps et aux raisins. De plus, cette technique permettra au tracteur de passer entre les rangées pour ramasser le raisin mécaniquement, au moment des vendanges.

Mai : Protéger des maladies

Période propice aux maladies, le vigneron va tout faire pour éviter à ses vignes de se faire attaquer par le terrible Mildiou ou l’oïdium. Il fera des labours pour le désherbage ou choisira des pulvérisations.

Juin : Floraison

Un mois durant lequel les baies des raisins commencent à apparaître. Les fleurs pointent leur nez lorsque la température atteint environ 20°, en début de mois, puis ce sera au tour des grappes légèrement parfumées. Le nombre de baies par grappe dépendra de cette floraison. Elle est donc importante.

Juillet : Surveillance

Il est temps pour le vigneron de traiter ses vignes contre des agressions éventuelles et de couper les sarments qui seraient trop longs. Il ne lui reste plus qu’à espérer que la météo sera clémente. Car sa future récolte, la fameuse période des vendanges, se fait 100 jours après la floraison.

Août : Entretien des vignes

Cette période chaude et ensoleillée est propice à l’entretien des vignes (travaux, améliorations…). Le vigneron évitera de travailler le sol mais fera au contraire les « vendanges vertes ». Objectif : supprimer certaines grappes et ainsi améliorer la qualité des fruits restant. Après cette ultime préparation avant le rush des vendanges, cette période estivale est idéale pour se reposer voire carrément prendre des vacances.

Septembre : Vendanges

Le vigneron n’attend que cette période et il a travaillé dur tout le reste de l’année pour vivre cet intense moment. En général, les vendanges débutent à la mi-septembre, au plus haut de la maturité du raisin. Reste à opter entre une vendange mécanique ou manuelle. Il serait facile de penser que les vendanges manuelles sont préférables parce que l’homme reste plus précis et plus apte à faire des choix et à être délicat. Pourtant, l’homme comparé à la machine reste faillible. Et puis embaucher des saisonniers coûte cher. Le choix de la machine peut donc tout à fait se justifier pour diminuer le coût du travail.

En réalité, le moyen pour vendanger s’appuie sur des raisons tout à fait réfléchies qui ne se basent donc pas uniquement sur le coût. Cela dépendra beaucoup du cépage (plus ou moins fragile et plus ou moins mûr) et de la surface des vignobles.

Prenons un exemple et imaginons qu’il faut vendanger un grand cru relativement fragile sur une petite ou moyenne surface. Ne supportant pas le passage d’une machine lorsqu’il n’est pas mûr, le raisin sera plutôt ramassé par des saisonniers. Ils sauront ne choisir que les grappes adéquates. De plus, la surface étant petite, il est tout à fait bienvenu d’embaucher des personnes compétentes du coin.

Avec un autre grand cru, cette fois plus résistant et sur de plus grandes parcelles, le vigneron pourrait choisir au contraire de vendanger avec une machine. En effet, la mécanique permet de trier efficacement et rapidement. C’est très pratique avec du raisin assez résistant pour, lorsqu’il n’est pas assez mûr, rester accroché sans être emporté par la machine. Les options de réglages des machines récentes permettent de traiter des types de terrains différents. Un gain de temps considérable pour les vendanges s’étalant sur de grandes voire très grandes surfaces.

Octobre : Mise en chai

C’est l’activité principale du vigneron en ce début d’automne. À part pour les liquoreux, les vendanges sont terminées et le vin a commencé à fermenter. Il s’agit de surveiller chaque jour le vin dans les cuves ou barriques et d’en contrôler les sucres et les fermentations alcooliques. Un travail lourd et décisif pour la qualité future du vin.

Novembre : Préparer l’hiver

C’est la fin de la vinification, les fermentations touchent à leur fin. Il est temps de se préparer au grand repos de l’hiver. Pour cela, le vigneron s’attèle à protéger ses vignes du gel en recouvrant leur pied de terre et à conserver les barriques bien au chaud.

Décembre : le repos

Si certaines régions au climat plus doux peuvent commencer la taille en milieu de mois, c’est une période tout à fait propice au repos.

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